Interprétation d’un rêve

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Psychologie, interprétation d'un rêve

Rêve de Sylvie, une trentaine d’années, célibataire, institutrice

Titre : Drôles de courses !

Narration : Je vais faire des courses, un lundi, avec ma voiture, dans une ville que je ne connais pas. Je me gare dans un parking, où il n’y a pas grand monde. Je me retrouve dans un environnement de médecins hommes. Il y a un tremblement de terre et je vois des patients qui convulsent.

Analyse : Aller faire ses courses, c’est se réapprovisionner en énergie (probablement que Sylvie en manque actuellement), mais c’est aussi être en demande, aller chercher ce qui est indispensable à son bonheur et à son équilibre. Les repères temporels sont des symboles, mais il est rare qu’ils soient à ce point précis : un lundi. Cette précision est donc le fait d’un déplacement, c’est-à-dire d’un détail particulièrement signifiant. Le lundi, c’est le premier jour de la semaine, et donc l’allégorie du commencement, de l’aube des temps. Le rêve parle à Sylvie de son désir de prendre un nouveau départ ; d’autant que le symbolisme de la voiture va également dans ce sens. L’automobile, comme tous les véhicules, figure l’évolution et le choix de la direction. En l’occurrence, Sylvie se gare. C’est donc qu’elle a, au moins dans le rêve, si ce n’est dans son existence, une place. L’environnement joue également un rôle. La ville est l’espace social et relationnel ; le parking est peu fréquenté (« il n’y a pas grand monde »). Ces deux symboles combinés peuvent témoigner du vide affectif éprouvé par Sylvie. Elle a le sentiment de vivre au milieu d’étrangers (ville qu’elle ne connaît pas) ou encore d’être isolée (parking peu fréquenté). Sans doute, son rêve évoque-t-il son célibat.

Par l’effet de la condensation, le rêve bascule d’un seul coup dans un autre espace-temps. La rêveuse se retrouve « dans un environnement de médecins hommes ». Le médecin est la figuration du soin, certes physique, mais symboliquement surtout affectif. Le déroulement du rêve indique ainsi le passage entre le vide affectif (parking désert, ville inconnue) et la rencontre amoureuse (médecin qui guérit le mal affectif). La précision « homme » est très significative. Car cette précision est habituellement faite dans l’autre sens (un médecin « femme ») ; dans la mesure où le terme médecin est masculin, le fait de rajouter « homme » paraît superflu. Son rêve lui parle par conséquent des hommes, et de sa relation aux hommes. Le pluriel n’est pas non plus innocent. Il atteste de la pluralité des possibilités. Ce que confirme Sylvie, puisque, dans la réalité, elle hésite entre deux « prétendants ».

Le rêve se précipite avec les images combinées du tremblement de terre et des patients qui se convulsent. Les convulsions sont un écho au tremblement de terre. Ces deux éléments illustrent l’un et l’autre la destruction et l’anéantissement. Ils révèlent les angoisses de Sylvie, qui craint d’être détruite par sa vie affective. Son célibat (première partie du rêve), même s’il ne la comble pas (vide du parking), la menace moins que la relation amoureuse, qui implique le risque de la souffrance et de la désillusion (séisme).

Avant de choisir entre deux hommes, Sylvie a à choisir entre le fait de rester seule ou de se lancer dans l’aventure amoureuse. Son rêve lui révèle qu’inconsciemment, elle a peur de s’attacher, et surtout qu’elle a peur des hommes. Même s’ils présentent une image gratifiante et rassurante (l’image du médecin), ils sont – pour son inconscient – menaçants et susceptibles de déclencher les pires catastrophes dans sa vie.

 

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